Critique : BlackBerry Q10

Le BlackBerry Z10 a, lors de son lancement, fait beaucoup parler de lui. Il s'agissait pour BlackBerry d'une petite révolution. En effet, le design de l'appareil était à l'opposé de ce qu'on avait l'habitude de voir chez la firme canadienne. Or, en même temps, elle avait aussi présenté le BlackBerry Q10, un appareil plutôt destiné aux utilisateurs de la première heure. Nous avons eu le téléphone entre nos mains pendant quelques semaines et voici ce que nous en avons pensé.
Un système d’exploitation familier
Tout comme le Z10, le Q10 est livré avec le nouveau système d’exploitation BlackBerry 10. Il comporte plusieurs nouveautés intéressantes, comme le BlackBerry Hub. Étant donné que j’avais déjà évoqué ses caractéristiques dans ma critique du Z10, je vous incite à la consulter pour vous en faire une meilleure idée.
Un vrai clavier!
En fait, ce qui distingue le Q10 du Z10 et de la majorité des récents téléphones intelligents est la présence d’un clavier physique. Je dois avouer que ça faisait quelques années que je n’avais pas manipulé un appareil avec un vrai clavier. Aussi drôle que cela puisse paraître, ça m’a pris un peu de temps avant de me sentir à l’aise.
Une fois cette période d’adaptation terminée, je peux affirmer que je me suis amusé comme un petit fou! Ce retour aux sources était très amusant. Bien que les fabricants fassent des pieds et des mains pour améliorer leurs claviers virtuels, ils ont encore des croûtes à manger s’ils veulent égaler les claviers physiques.
Ainsi, cela faisait longtemps que je n’avais pas été aussi productif avec un téléphone. Écrire un message texte ou encore un long courriel prend bien moins de temps. Et comme chez les modèles de la concurrence, si vous faites une faute dans un mot, il est fort à parier que l’autocorrecteur va la corriger automatiquement pour vous.
Un écran (trop?) petit
L’intégration d’un clavier physique n’a pas été sans concession. Il occupe une grande partie de l’écran. Dites adieu aux écrans de 5 po : le Q10 n’intègre qu’un écran Super AMOLED de 3,1 po. Il offre une résolution correcte de 720 par 720 pixels. Par contre, je dois avouer que je l’ai trouvé moins lumineux et coloré que ceux de la concurrence. À ce propos, je préfère le Samsung Galaxy S4.
Heureusement, l’écran est tactile. La navigation se rapproche de celle du Z10. Toutefois, étant donné que l’écran est plus petit, certains mouvements sont plus difficiles à réaliser.
L’appareil photo de 8 mégapixels prend d’assez belles photos. Il inclut également le mode TimeShift qui permet de trouver et d’ajuster les moments précis d’une photo, notamment lorsque le sujet sourit et a les yeux ouverts. J’aime bien cette fonction.
Du côté de la mémoire, il est livré avec une mémoire interne de 16 Go, ce qui est dans la norme. Si on veut plus de mémoire, on peut ajouter une carte microSD de 64 Go maximum.
Le processeur à double cœur cadencé à 1,5 GHz est parfait pour effectuer des tâches quotidiennes comme consulter ses courriels et surfer sur le Net. Toutefois, il peut y avoir quelques ralentissements lorsqu’on lance plusieurs applications en même temps. Il reste que le processeur fait un excellent travail pour ce type d’appareil.
Puisque son écran est plus petit et qu’il consomme moins de « jus » (en théorie), on ne s’étonne pas que le Q10 possède une plus grande autonomie que la concurrence. Pratique pour les hommes d’affaires qui doivent voyager avec leur mobile.
Verdict
Le Q10 est un téléphone intelligent qui s’adresse d’abord aux fans de BlackBerry et aux hommes d’affaires qui ont besoin d’un téléphone solide et efficace. Si vous êtes à la recherche d’un appareil orienté vers le multimédia, je vous recommanderais d’aller plutôt vers le Z10 ou un appareil de la concurrence.
Points forts :
- Clavier physique efficace
- Très bonne autonomie
Points faibles :
- Écran trop petit
- Pas assez multimédia
Merci à Rogers de nous avoir prêté le téléphone pour réaliser ce test.